Generated by Rank Math SEO, this is an llms.txt file designed to help LLMs better understand and index this website. # Le Peuple d'À Côté ## Sitemaps [XML Sitemap](https://lepeupledacote.com/sitemap_index.xml): Includes all crawlable and indexable pages. ## Articles - [Les plantes monocotylédones](https://lepeupledacote.com/les-plantes-monocotyledones/): Ce sont des plantes vivaces ou arborescentes, mais souvent sans ramifications, rarement annuelles (certaines graminées). Cette branche de plantes regroupe les graminées, les liliacées, les iridacées, les orchidées, les joncs, les bananiers, les palmiers… On y rencontre beaucoup de plantes à bulbes et à rhizomes. Les plus anciennes monocotylédones sont des plantes aquatiques de la famille des Alismataceae et des palmiers de la famille Arecaceae. Ce sont les Jussieu en 1789 qui ont distingué officiellement les monocotylédones (20% des angiospermes) des dicotylédones (80% des angiospermes), même si le groupe des monocotylédones était déjà défini depuis le XVIe siècle par Lobelius, groupe dont la description de la graine fut établie par John Ray au XVIIe siècle, le nom de cotylédon (feuille embryonnaire) fut proposé par Marcello Malpighi. Les monocotylédones présentent donc des caractéristiques bien différentes : ∙ Comme leur nom l’indique, elles ne développent qu’un seul cotylédon (feuille embryonnaire), cette caractéristique leur vient d’une ‘évolution simplificatrice’ qui leur a réussi, mais aussi qui les a limité contrairement aux dicotylédones. Cet unique cotylédon est la mamelle de l’embryon naissant, riche en réserves de nourriture (ou moyen d’y accéder) ; les dicotylédones (les autres plantes à fleurs) ont deux cotylédons, les gymnospermes (plantes à ovules nus tels les conifères) en ont de deux  jusqu’à une vingtaine. Toutefois, le cotylédon des monocotylédones présentent des différences, car seule une de ses parties constituantes se prolongerait à l’extérieur du sol, formant une feuille primordiale.∙ Les racines non ramifiées – on les dit fasciculées (regroupées en faisceaux) – sont exclusivement adventives (position atypique) car la racinaire primaire principale disparaît rapidement. ∙ L’absence de tronc ligneux est remarquée pour 90% d’entre elles. Elles ne se ramifient (généralement) pas, et ne fabriquent pas de bois secondaire (absence de cambium, cellules de croissance en diamètre), même si certaines sont arborescentes, on parle alors de stipe (tronc qui n’en a pas l’anatomie) ; certaines arrivent même à se ramifier (yucca, aloès) grâce à la présence d’une sorte de cambium discontinu à l’intérieur de certains faisceaux très nombreux. Un tronc et un stipe sont bien différents, en effet, ils se développent de manière complètement opposée : le tronc d’un arbre grossit de l’intérieur vers l’extérieur, la partie vivante la plus récente se trouve à la périphérie alors que le cœur de l’arbre est mort étant constitué du passé ; le stipe se développe en son centre, il est constitué de moelle où circulent des fibres de soutien et des vaisseaux qui véhiculent la sève, sa partie extérieure périphérique représente le passé, elle est constituée par les tiges des feuilles qui se lignifient, et les entre-nœuds, pour ces raisons le stipe ne change pas de diamètre avec le temps. On peut constater sur la photo de gauche, qu’à l’air libre, le cœur mort de l’arbre se dégrade rapidement alors que le périmètre extérieur plus récent résiste mieux aux ravages du temps ; sur la photo de droite, le cœur d’un agave ne présente pas d’anneaux concentriques, c’est la partie vivante du bourgeon foliaire, et l’extérieur concentrique représente les traces des anciens pétioles.∙ Les feuilles sont généralement entières, linéaires, aux nervures parallèles. On les reconnaît facilement, mais celles des palmiers et d’autres plantes, comme les bananiers, dérogent à la règle, enfin en apparence (voir à Feuilles de palmiers). ∙ Les fleurs sont trimères (3 éléments semblables) : chaque pièce florale (tépale ou parfois calice et pétale, étamine…) constitue un verticille (organe inséré autour d’un axe), donc un groupe de 3 ou multiple de 3 ; les dicotylédones développent 4 ou 5 pièces. Les plantes sont très mathématiques ! ∙ Le grain de pollen n’a qu’une seule zone hyper sensible, une aperture qui permet au tube pollinique (tube développé par un grain de pollen) de franchir l’obstacle, tout comme les dicotylédones primitives (Magnoliideae), alors que les dicotylédones plus évoluées offrent 3 zones sensibles (parfois plus). - [Japon – Magome et Gero](https://lepeupledacote.com/japon-magome-et-gero/): De nombreux villages et lieux de randonnée mériteraient d’être visités au Japon, mais il faudrait des mois, voire des années pour découvrir ne serait-ce que les plus beaux. Notre court séjour nous a quand même permis d’entrevoir le Japon traditionnel. - [Kyoto – Inari-jinja et Tô-ji](https://lepeupledacote.com/kyoto-inari-jinja-et-to-ji/): Il existerait 80 000 sanctuaires et 77 000 temples au Japon ; rien qu’à Kyoto, on compte 400 sanctuaires et 1600 temples ; le sanctuaire Inari-jinja et le temple Tô-ji font, sans aucun doute, partie des lieux à découvrir. Nous avons visité le sanctuaire Inari en fin de journée afin d’éviter la foule qui déambule dans cet immense lieu où il est impossible de tout voir en une seule visite. Les sanctuaires shintoïstes sont des lieux de culte où sont vénérés les kami, des divinités qui peuvent être un élément de la nature, un animal, une force créatrice, mais aussi l’esprit d’une personne décédée, les temples sont voués au bouddhisme et aux divinités qui s’y rapportent. Les sanctuaires et les temples se côtoient, et il n’est pas rare de rencontrer des divinités bouddhistes dans les sanctuaires shintoïstes, et vice-versa ; le sanctuaire Asakusa à Tokyo est le plus bel exemple de ce rapprochement puisque le sanctuaire a été fondé pour rendre hommage au temple bouddhiste Sensô-ji qu’il abrite. Si autrefois, le shintoïsme et le bouddhisme étaient intimement imbriqués (syncrétisme connu sous le nom de Shinbutsu shûgô), ils furent séparés pour des besoins politiques sous l’ère Meiji (1868-1912), rendant le shintoïsme religion d’État jusqu’en 1945. Sanctuaire Fushimi Inari-jinja Le sanctuaire Fushimi Inari-jinja ou Inari-taisha, 伏見稲荷大社, est situé dans le sud de Kyoto dans le district Fushimi. Victime d’un incendie, les bâtiments datent du XVe au XVIIe siècles, voire du XXe siècle. On pénètre dans un sanctuaire par un torï, ou torii, une porte, souvent vermillon, qui annonce l’accès à un lieu sacré ; torï signifie ‘là où sont les oiseaux’. Ils sont généralement en bois, parfois en pierre. En tant que sanctuaire shintoïste, on rentre à Inari-jinja par deux grands torii ; il en existe d’autres plus petits à la périphérie du sanctuaire, car autrefois, les sanctuaires étaient délimités par des poteaux, représentant les 4 points cardinaux, reliés par des cordes.Derrière les grands torii, apparaît la porte Rômon qui donne accès aux autres bâtiments, elle fut offerte en 1589 par Toyotomi Hideyoshi (un des grands unificateurs du Japon).Le nai-haiden est l’entrée de la salle de prière, il a été construit en 1961.Le sanctuaire Fushimi Inari est voué à Inari, la divinité la plus populaire du Japon, c’est pourquoi au moins 30 000 sanctuaires lui sont dédiés. Inari-jinja est le plus grand du genre ; son histoire commence en 711, une année de mauvaises récoltes qui poussa les autorités, probablement le clan Hata, à consacrer les divinités locales lors d’une procession sur une montagne proche ; le reste tient de la légende : Hata no Irogu s’adonnait au tir à l’arc en visant des mochi (gâteaux de riz), une de ses flèches atteignit un mochi qui se transforma en cygne en s’envolant vers le sommet de cette montagne où le riz se mit à pousser, le clan Hata édifia alors un sanctuaire. C’est donc sur la colline Inariyama que la déesse Inari Okami (divinité du riz, déjà vénérée auparavant) aurait élu domicile. Le sanctuaire fut déménagé en son lieu actuel vers 816 sur un des trois pics de cette colline de 233 m, grâce à la technique japonaise de construction des structures en bois, sans clous, ni vis, ni colle, la technique kigumi. Inari Okami est une divinité shintoïste, mais aussi bouddhiste. Son immense popularité peut s’expliquer : en effet, les récoltes abondantes furent une préoccupation majeure pour les peuples et leurs souverains ; les hommes en tant qu’animaux étaient autrefois contraints de se déplacer pour trouver leur nourriture, l’agriculture engendra la sédentarité, statut naturel du monde végétal, Inari est donc liée dès l’origine à la sédentarité de l’humanité ; chacun se mit alors à défendre son petit lopin de terre, et ainsi naquirent les guerres éternelles… Dans le shintoïsme, Inari est la divinité du riz, du thé, du saké, des récoltes abondantes, du commerce, donc de la prospérité et de la chance ; ine signifie riz et nari cultiver ou croissance, mais depuis que l’argent a remplacé la valeur du riz, Inari est devenue la divinité des finances et des affaires, toutefois on peut la solliciter dans d’autres domaines comme la fertilité,le mariage…Les sanctuaires dédiés à Inari sont gardés par des renards, kitsune ou koma-kitsune, généralement par paires. Ce sont les messagers et les serviteurs de cette divinité polymorphe qui, elle-même, est parfois représentée par un renard, ou une femme, ou un vieillard... Les messagers de Inari sont des kitsune bienveillants. Contrairement aux autres gardiens de sanctuaires, aux Komainu, chiens-lions, ou aux tigres A-un, les renards ne symbolisent pas le ‘Om’, le début et la fin de la vie, le souffle ; ils tiennent dans leur gueule soit une clef, celle du grenier à riz, soit une boule de cristal, hôju, symbole de l’âme, soit un rouleau représentant le savoir divin, soit des épis de riz, cela peut être aussi des renardeaux manquant de maturité, ils ont alors souvent la gueule fermée. Ils sont souvent vêtus de yodarekake, des dossards votifs rouges, signes de respect et d’inter-action que leur vouent les fidèles. La symbolique du kitsune vient probablement du rôle que jouaient autrefois les renards en chassant les rongeurs des récoltes. Dans le folklore japonais, les statues de renards peuvent être blanches, symbole d’invisibilité et de métamorphose, rappelant leur intelligence et leur ruse, car ces créatures peuvent être bienveillantes, les Zenko, mais aussi espiègles, voire malveillantes, les Yako. La couleur blanche est aussi la couleur du riz, symbole de pureté et de bon présage. Le tofu frit, abura-age, est la nourriture préférée des Kitsune, c’est pourquoi les fidèles en font souvent l’offrande, parfois sous forme de sushi ou de soupe de nouilles (kitsune udon). Les bouddhistes étant généralement végétariens, le tofu remplace la viande.Tous les sanctuaires abritent d’autres sanctuaires dédiés à des divinités différentes ou à des personnalités, c’est le cas du sanctuaire Higashimaru, du nom du poète japonais de l’époque Edo (son père était prêtre au sanctuaire Inari) ; ce sanctuaire est dédié au poète divinisé Kakinomoto no Hitomaro, dieu de l’apprentissage et de la littérature. Afin de réussir leurs examens, les fidèles offrent des senbazaru, des origami représentant mille grues, ou inscrivent leurs souhaits sur des ema, omamori, des amulettes en bois de ‘cèdre’ Cryptomeria japonica.La singularité du sanctuaire Inari-jinja vient de ses 10 000 torii qui serpentent sur 4 kms de sentiers jusqu’au sommet du mont Inari, ces sentiers sont appelés senbon-torii signifiant mille portes. Au départ, à l’époque Edo (1603-1868), les torii furent offerts par des bienfaiteurs dont les vœux avaient été réalisés par Inari ; leur couleur rouge-orangé, shuiro, couleur du pigment cinabre, est censée éloigner les mauvais esprits, mais, ici, elle serait aussi un éloge aux bienfaits de Inari. Désormais, ces portiques de différentes tailles sont financés par des hommes d’affaires ou des sociétés qui les utilisent comme publicité, leurs noms étant inscrits, on est bien loin de la spiritualité, mais les étrangers ont l’avantage de ne pas savoir les traduire, le mystère reste donc intact !Les torii finissent par s’espacer, mais le sentier continue jusqu’au sommet à travers la forêt. En redescendant à l’extérieur des sentiers de torii, on découvre une multitude d’autels, de petits temples et sanctuaires, collés les uns aux autres en hommage à de très nombreux et différents kami, où l’on peut prier, faire un vœu et une offrande, on peut même tirer une carte de fortune dans le ventre d’un moine au mâlâ géant (bracelet). Partout, on retrouve des torii en miniature, ce sont des amulettes où l’on peut écrire son vœu en l’offrant à la divinité correspondant à son souhait. Temple Tô-ji Sur ordre impérial de l’empereur Kanmu (737-806), ce temple fut fondé en 796 conjointement avec le temple Sai-ji (qui n’existe plus), afin de protéger le Palais Royal de la nouvelle capitale, la ville de Heian-kyô (de 794 à 1868) qui deviendra le centre ville de Kyoto. Puis en 823, l’empereur Saga confia ce temple au moine Kûkai, Kôbô Daishi, fondateur de l’école ésotérique Shingon au Japon, dont la devise est « La vérité, c’est connaître son propre esprit tel qu’il est vraiment ». À l’heure actuelle, Tô-ji fait partie des plus grands temples du Shingon où se réunissent chaque année les prêtres les plus élevés. Il est aussi classé au patrimoine de l’UNESCO depuis 1994. La résidence de Kôbô Daishi est un grand bâtiment avec plusieurs salles, son toit est en écorce de cyprès.Chaque matin à 6h, dans la salle Goei-do, se déroule la cérémonie shojinku durant laquelle de la nourriture et du thé sont offerts, cérémonie qui perdure depuis l’époque de Kûkai.Ce temple est réputé pour ses reliques du Bouddha rapportées de Chine par Kûkai, pour la salle de prédication qui contiendrait 31 statues bouddhistes très anciennes, ainsi que pour les peintures sacrées dont une à l’encre du célèbre samouraï Miyamoto Musashi. Le temple Tô-ji est surtout connu pour sa pagode à 5 étages de 54,8 m, la plus grande pagode en bois du Japon. Sa construction commença en 826 avec du bois provenant des montagnes de Higashiyama, incendiée en 1233, elle fut reconstruite en 1644.Autour des bâtiments du temple, on trouve des statues dont une de Kûkai et aussi de Jizô, ainsi que différents autels et oratoires, le plus intrigant est celui d’une énorme pierre, le Sonsho Dharani, portée par un animal nommé Hiiki ressemblant à une tortue, mais qui est en fait un des 9 enfants d’un dragon ; ce monument est censé protéger des monstres et des démons, il aurait aussi des vertus de guérison.Le temple est nettement tourné vers les plantes, ses jardins sont méticuleusement entretenus, ses arbres sont taillés avec soin, il est réputé pour ses nombreux cerisiers en fleurs dont un spécimen pleureur aurait 130 ans.À l’intérieur du temple, se déroule un marché aux puces, kôbô-san, le 21 de chaque mois. Dans les jardins ou dans les temples, il n’est pas rare de rencontrer des hérons, voilà le héron cendré qui déambulait aux abords de Tô-ji.Japon, juillet 2025. - [Kyoto – Randonnée de Kibune à Kurama](https://lepeupledacote.com/kyoto-randonnee-de-kibune-a-kurama/): À 20 kms au nord de Kyoto, la randonnée de Kibune à Kurama offre de belles surprises. Du centre de Kyoto, on peut prendre le train keihan Main Line jusqu’à la station Demachiyanagi, cette dernière nous dévoile une fresque en ‘rouleau d’images’ relatant le festival Aoi, ou festival Kamo, qui se déroule le 15 mai de chaque année. Ce festival retrace une scène du pouvoir impérial à l’époque Heian (794-1185), mais il faut remonter à l’époque de l’empereur Kimmei (509-571) pour en trouver l’origine : en effet, de mauvaises récoltes poussèrent Kimmei à ordonner à la prétresse du sanctuaire Kamigamo de faire une prière au dieu du tonnerre, il envoya même un cavalier équipé pour galoper avec des cloches, Kamo entendit la prière, et à nouveau les moissons furent abondantes. Le sanctuaire Kamigamo accueille encore toute l’année des fermiers venant prier pour obtenir de bonnes récoltes. Actuellement, le défilé comporte 500 personnes en tenues aristocratiques qui pourraient donc représenter les aristocrates de l’empereur Kimmei, il y a aussi un messager à cheval muni d’une épée d’or, et une jeune fille (célibataire) représentant la grande prêtresse nommée Saio, vêtue d’un kimono de 30 kgs, des charrues sont tirées par des bœufs ; le cortège part du Palais impérial, traverse la rivière Kamo-gawa en direction du sanctuaire Shimogamo dédié à la mère de Kamo Wakeikazuchi, le dieu du tonnerre, et au père de sa mère, et enfin se dirige vers le sanctuaire Kamigamo dédié à Kamo. Ce festival est aussi appelé Aoi Matsuri du fait que les vêtements des participants sont ornés de feuilles de Aoi, symbole de protection contre les catastrophes naturelles, mais quelle plante est Aoi ? Là, tout se complique, car ce nom peut se traduire par rose trémière ou gingembre sauvage ; en fait, le motif Aoi est depuis fort longtemps très prisé par les Japonais, c’était d’ailleurs l’emblème du clan Tokugawa, il représente non pas les feuilles de rose trémière mais celles en cœur de l’asaret à tige distincte, Asarum caulescens, une plante dont le rhizome a le goût du gingembre !Le pont de la rivière Kamo-gawa me fait penser à la gravure sur bois du célèbre dessinateur Hiroshige (1797-1858) intitulée ‘Averse soudaine sur le pont Ohashi et Atake’, gravure qui inspira Van Gogh. Qu’il fasse beau ou qu’il pleuve, les Japonais s’abritent toujours sous un parapluie !À la gare Demachiyanagi, nous avons pris la superbe ligne Keihan Eizan Railway, direction Kibunegushi et Kurama, qui traverse une forêt de montagnes avec le train panoramique Kirara aux sièges appropriés pour admirer la nature.Puis une navette nous a emmenés à Kibune où nous souhaitions déjeuner. C’était un week-end de juillet et il y avait foule pour trouver une place dans les restaurants bondés qui sont accolés de part et d’autre de la petite route séparant la montagne de la rivière Kibune-gawa. Il nous a fallu monter au plus haut de l’unique rue de cet étrange village vertical, mais nous n’avons pas été déçus en expérimentant un kawadoko, un ponton qui enjambe la rivière entre deux cascades : un délice de fraîcheur au cœur de la fournaise estivale, un délice aussi pour les papilles, un peu cher mais l’ambiance et le repas valaient bien cela.La visite du sanctuaire Kifune dédié au dieu de l’eau se fait après avoir gravi 84 marches, mais nous ne nous sommes pas attardés afin de faire tranquillement la randonnée.Le sanctuaire arrière, Okumiya-jinja, ancien bâtiment principal de Kifune, est le lieu spirituel d’un mariage harmonieux, d’ailleurs, comme pour le confirmer, se trouvent en contrebas de ce sanctuaire, le long de la route, deux ‘cèdres’, en fait des  Cryptomeria japonica, dont les deux énormes troncs sont unis à leur base ; ces arbres sacrés, nommés Aioi-no-suji, seraient âgés de 1000 ans, il est écrit sur une pancarte que « Aioi est lié à Aioro, ce qui signifie une longue vie pour le mari et la femme ». En fait, ces deux 'cèdres' ne seraient pas issus d’une racine commune, mais avec le temps, leurs troncs se seraient accolés, beau symbole.La randonnée de Kibune jusqu’au mont Kurama est assez rude avec la montée de nombreuses marches sous la chaleur, mais le spectacle de la forêt de ‘cèdres’ centenaires, des sanctuaires et oratoires qui jalonnent le sentier, méritent vraiment cet effort, grandement récompensé aussi par l’arrivée au temple Kurama-dera, sur le versant sud ; ce temple fut fondé en 770 par le moine Gantei de l’école bouddhique Tendai, il fut longtemps subordonné au temple Shôren-ji à Higashiyama. Le bâtiment principal fut reconstruit en 1971.Ce temple est réputé pour son atmosphère spirituelle unique, son énergie la plus puissante de Kyoto, qui, selon les légendes, seraient dues aux Esprits de la montagne. Cette atmosphère vient aussi d'un mélange de bouddhisme, de shintoïsme, et de croyances cosmiques ; en effet, Kurama-dera est désormais dédié à la Trinité de Sonten, une triade composée de : . Bishamon-Ten, Vaisravana, le protecteur du Nord, protecteur de la Loi bouddhique, mais considéré par le shinto comme un des kami de la guerre, c’est aussi un symbole de bonne fortune et de lumière. . Kannon, divinité de la compassion, de l’amour, bodhisattva qui entend les cris du monde.. Gohô Mao-son (ou Mao-den), le grand roi conquérant des démons et des esprits de la terre, l’Esprit venu de l’Univers, il y a 6,5 millions d’années, pour guider l’humanité, certains avancent qu’il serait venu de Vénus. Il est relié aux Tengu qui peuplent la montagne. En montant de Kibune, on peut voir un sanctuaire dédié à Mao-Son.À Kurama-dera, on retrouve aussi la représentation de Jizô, le bodhisattva Ksitigarbha, protecteur des enfants et des êtres en enfer.Les portes du bâtiment principal ne sont pas toujours ouvertes, mais nous avons eu la chance d’arriver à l’heure d’une cérémonie à laquelle nous étions invités à assister. Dans le Honden résonnait le Sûtra du coeur, le mantra universel de toutes les lignées bouddhiques, l’Hannya Shyngyo ; ce chant par ses vibrations confirmait le statut hautement spirituel de ce lieu.Le temple est protégé par le tigre, le messager de la divinité Bishamon-Ten qui selon la légende serait venue à Kurama sur le dos d’un tigre, à l’heure, jour, et mois du tigre, selon le calendrier lunaire chinois. Ces tigres sont appelés A-Un (Om), la première et la dernière lettres de l’alphabet sanskrit, symbole du début et de la fin de toute vie. On retrouve cette symbolique chez les gardiens chiens-lions, les Komainu.Traditionnellement, on retrouve un chôzuya, une fontaine purificatrice, cette dernière est agrémentée d’un dragon.Du temple, la descente vers Kurama offre une vue imprenable sur les montagnes.En redescendant, on passe près du sanctuaire en bois Yuki-jinja, sanctuaire gardien de Kurama-dera, et de son arbre sacré de 53 m, âgé de 800 ans. On reconnaît les arbres sacrés, les shinboku, par la corde, shimenawa, qui entoure leur tronc, celle-ci ornée de bandes de papier, gohei, qui, selon les rituels shintoïstes, révèle la présence de kami, des esprits ; un gohei est constitué de deux bandes de papier plié, il est censé repousser les esprits malveillants, et faire le lien entre le monde physique et spirituel, représenté par les plis.Que l’on sorte ou que l’on rentre dans la montagne Kurama, on passe par la porte de Niô-mon qui, comme un tori, symbolise l’entrée du monde profane vers un lieu sacré. Elle fut reconstruite en 1911.Devant la gare, le grand et le plus puissant Tengu, le roi Sôjôbô, créature protectrice de ce lieu dont ce serait la terre d’origine, nous souhaite la bienvenue, même s’il n’a pas l’air bien aimable. Les Tengu sont des créatures légendaires du folklore japonais ; malgrè leur rôle protecteur, ils peuvent aussi être dangereux. Leur long nez évoque le bec dont ils étaient représentés autrefois.Japon, juillet 2025. - [Kyoto – Temple d’argent et quartier historique de Gion](https://lepeupledacote.com/kyoto-temple-dargent-et-quartier-historique-de-gion/): En sortant sur la droite du temple Ginkaku, il est agréable de prendre une petite route qui se poursuit par un sentier menant à travers une agréable forêt jusqu’au mont Daimonji-yama. Cette petite randonnée rappelle, comme toutes les randonnées du Japon, que ce pays est constitué de collines, de monts, de montagnes, et que partout il faut gravir des marches, des escaliers parfois interminables.Au départ de la randonnée, on trouve les sempiternels distributeurs automatiques de boissons, toutefois la chaleur estivale donne à ces objets contemporains une vraie utilité ; au Japon, les distributeurs automatiques sont omniprésents, et proposent aussi bien boissons que gadgets inutiles, ils sont très prisés, et leurs propiétaires doivent faire fortune !L’ascension du mont est récompensée par un magnifique panorama sur Kyoto, qu’il fasse beau ou pas. - [Kyoto – Chemin du philosophe](https://lepeupledacote.com/kyoto-chemin-du-philosophe/): Incontournable de la ville de Kyoto, le Chemin du philosophe, 哲学の道 - Tetsugaku-no-michi, est propice à la flânerie, au vagabondage des pensées, au romantisme, mais quand on le découvre pour la première fois, on a juste envie de parcourir tous ses recoins, trouver ses trésors cachés. Ce chemin de 2 kms suit un petit canal du lac Biwa, longeant les contreforts des monts Higashiyama à l’est de Kyoto. Il commence au pied du temple d’argent, Ginkaku-ji, et rejoint vers le sud le temple Eikan-do Zenrin-ji, et l’entrée du quartier ancestral de Kyoto. Il doit son nom à l’émérite professeur de philosophie Nishida Kitaro (1870-1945) qui l’empruntait chaque jour. De vieux cerisiers, sakura, bordent son côté Ouest, offrant un spectacle printanier particulièrement prisé par les Japonais ; les érables jouent leur partition colorée à l’automne.Quelques maisons en bordure du canal soignent leur entrée d’un impeccable jardin ; au Japon, ce soin apporté aux plantes se retrouve aussi bien devant les maisons luxueuses que les habitations les plus modestes. Il semblerait que la nature est forgée le caractère intime des Japonais qui lui rendent bien.Ce canal du lac Biwa abrite des poissons qui sembleraient être des truites Biwa, endémiques de ce lac. Un magnifique et grand papillon accompagne notre promenade.Plusieurs temples et sanctuaires jalonnent le côté Est du chemin, et on les découvre en arpentant les petis chemins de traverse côté montagne. Quelques exemples avec le temple Hônen-in et le sanctuaire Otoyo. - Temple Hônen-in Édifié en hommage au moine bouddhiste Hônen (1133-1212), fondateur de l’école de bouddhisme Jodo (terre pure) vouée au Bouddha Amida. Ce temple tomba en désuétude, puis fut restauré par le moine Banbu, puis son disciple Nincho ; désormais ce temple n’est plus uniquement voué au culte Jodo. Ces dernières années, sous l’impulsion de l’abbé Shinsho Kajita, ce temple s’est ouvert à l’art, aux rencontres artistiques, intellectuelles et spirituelles. Le toit de la porte du temple est en chaume, ce qui l’intègre parfaitement dans la nature luxuriante aux alentours ; l'intérieur du temple est rarement accessible au public. Devant la porte, un jardin de sable avec deux monticules, byakusadan, soigneusement ratissés, ils représentent l’eau, et invitent à se purifier avant d’accéder au temple.De façon prémonitoire, ce temple voué désormais aux arts, possède un bassin d’eau de Benzaiten, cette divinité bouddhiste japonaise et hindoue des arts et des sciences ; il est raconté que ce bassin a été placé à l’endroit où une source jaillissait autrefois.Plus récemment, l’artiste céramiste Wataru Nakano, lors de la commémoration du 800e anniversaire de la mort de Hônen, créa « Le jardin de l’écoute, de la réflexion et la preuve de la foi ».La tour des 100 000 esprits est un mémorial niché dans la forêt.Au fond du temple, le bodhisattva Jizô est représenté par une statue à l’intérieur d’une grotte sculptée dans la roche de la montagne.L’enceinte de Hônen-in dévoile aussi son petit jardin étang.Ainsi que son jardin de mousses où sont ancrés d’anciens arbres, comme le ‘cèdre’ du Japon, Cryptomeria japonica.- Sanctuaire Otoyo-jinja Au départ, ce sanctuaire shintoïste était dédié à l’esprit de la montagne, et particulièrement à Tsubakigamine, un des trente six sommets de Kyoto ; puis en 887, au même endroit fut édifié un autre sanctuaire afin de prier pour la santé de l’empereur Uda, c’est pourquoi le sanctuaire principal est dédié à Sukunahikona-no-Mokoto, le fondateur de la médecine ; il est gardé par une paire de chiens-lions, komainu. Le bâtiment principal du sanctuaire est sous la protection d'une paire de serpents koma, un noir et un blanc, ces serpents du cosmos symbolisent la guérison, la santé, la longévité, la chance et la richesse.Au fil des années, ce sanctuaire est devenu un complexe de plusieurs sanctuaires annexes, chacun gardé par l'esprit, kami, d'animaux différents qui font la fierté des responsables du sanctuaire Otoyo, d'ailleurs ces derniers, sur leur site, incitent les visiteurs à venir avec leurs animaux de compagnie ! Le sanctuaire annexe Daikokusha est gardé par des souris, des rats, komanezumi. Ce sanctuaire est dédié à Okuninushi-no-Mikoto, une des divinités importantes du shintoïsme, divinité de la magie et de la médecine, il est aussi considéré comme le dieu du mariage. Un jour, Okuninushi tomba amoureux, mais un autre dieu jaloux tenta d’empêcher ce mariage en provocant un incendie dont Okuninushi survécu grâce à un trou creusé par une souris. Ce serait le seul sanctuaire ayant une souris comme animal gardien, d’ailleurs à l’entrée du sanctuaire Otoyo, elle y est représentée naïvement.Au sanctuaire annexe Daikokusha, le komanezumi de gauche tient un jade d’eau, une pierre porte-bonheur qui symbolise la délivrance de la maladie et du désastre, la longévité, et la chance, celui de droite tient un parchemin, symbole de la sagesse, de l’apprentissage et de la réussite scolaire.Le sanctuaire annexe de Mita Inari est dédié à la déesse Inari, divinité des moissons, il est donc protégé par un renard, kitsune, le messager qui symbolise une récolte abondante.Le sanctuaire annexe Hiyoshi est gardé par un singe, un komamonku symbolisant l’exorcisme des mauvais esprits et la protection contre le malheur. Le sanctuaire annexe Atago dédié au dieu du feu est protégé par un milan, un komadori symbole de protection contre le feu, et de la sécurité familiaile.Dans l’enceinte du sanctuaire Otoyo trône un vénérable camélia qui, d'après la pancarte, est âgé de 400 ans, mais aucun écrit s’y rapportant sur le site du sanctuaire ?Japon, juillet 2025. - [Tokyo – Akihabara, Chiyoda, Shinjuku](https://lepeupledacote.com/tokyo-akihabara-chiyoda-shinjuku/): Akihabara est le quartier électrique de Tokyo, il est situé à cheval entre les arrondissements de Taitô et de Chiyoda. Autrefois très prisé, c’était un quartier avant-gardiste avec ses cosplays. Notre visite de ce quartier s’est résumée à un achat de portable, à prix intéressant, dans une des nombreuses petites boutiques d’electroniques, et à un repas typique de sushis qui tournent devant les convives, au goût très particulier, qui ne ravit pas forcément le palais de tous les Européens. Ce quartier m’a paru, en fait, très vieillot malgrè sa modernité présumée, les boutiques et la population qui y résident plutôt modestes, mais nous aurions pu certainement avoir une autre perception en visitant ce quartier de nuit.En venant du centre de Akihabara, on est passé près de l’ancien pont Mansei, une des anciennes portes d’entrée de Tokyo, qui enjambe la rivière Kanda.Aux abords de Akihabara, nous avons emprunté de petites rues particulièrement typiques et charmantes, elles font partie du Pont Kanda Fureai comme l’indique le panneau à droite.Pas très loin, à notre plus grand plaisir, nous avons découvert un de ces merveilleux endroits nichés un peu partout dans la ville : le sanctuaire shintoïste Yanagimori, sanctuaire de la forêt de saules, fondé en 1457. Malgrè sa petitesse, il offre un hâvre de paix et de sérénité dans ce quartier mouvementé.À la fin du XIXe siècle, le surnom de ce sanctuaire devint O-Tanuki-sama. Tanuki est un être surnaturel pouvant changer de forme ; outre son ventre bombé, une de ses particularités est son scrotum, l’enveloppe cutanée de ses testicules, associée à un sac d’or.Autrefois, ce sanctuaire était sous la protection du renard (kitsune), et donc dédié à la déesse Inari, déesse de la fertilité, du riz, de l’agriculture et du commerce, en témoigne le sanctuaire initial protégé par ses deux kitsune habillés de bavoirs rouges.Désormais, il abrite différents thèmes religieux, et comporte au moins sept sanctuaires. À l’entrée du sanctuaire se trouve, bien évidemment, un chozuya, un abreuvoir de purification ; à côté des pierres tombales représentent le culte Fujiko, associé au mont Fuji, à sa montée et à ses esprits divins.Les sumos sont aussi présents dans ce sanctuaire par les pierres, les chikara-ishi, pierres de force qui étaient utilisées autrefois par les jeunes hommes afin de démontrer leur force, puis pour l’entraînement des sumos.Après avoir pris le métro, nous sommes arrivés au centre de Chiyoda. Une foule de Japonais s’engouffrait vers un lieu qui nous semblait plein de promesses. Nous les avons suivi et sommes arrivés au Nippon budokan, un édifice de spectacles qui proposait la tournée d'une idôle des années 80 ! Au Japon, pour accèder quelque part, il faut souvent faire la queue, qui consiste en une très longue file en serpentin, cela peut prendre un certain temps, mais tout le monde joue le jeu dans une ambiance bon enfant.Nous nous sommes alors dirigés vers le parc Kitanomaru, la citadelle du nord de l’ancien château d’Edo. Les jardins japonais sont plein de charme.On y a rencontré un vestige du début de l’ère moderne.La très jolie traversée de ce parc nous a conduit jusqu’aux ruines de l’ancien donjon du château d’Edo, honmaru, et enfin au jardin de l’Est du palais impérial. Au Japon, dans les parcs et même en ville, les corbeaux remplacent bien souvent les pigeons. Leur croassement sonore est puissant, leur bec particulièrement imposant n’encourage pas à sympathiser.Après une pause bien méritée, nous avons fini notre périple de la journée par le quartier Shinjuku, beaucoup plus moderne et branché que Akihabara, mais moins que le quartier Shibuya qui a les privilèges d’un article particulier.À Shinjuku, la vedette, c’est le chat animé en écran géant 3D en haut d’un immeuble, qui fait les belles heures des réseaux sociaux, et de la publicité diffusée entre ses apparitions.Un autre soir, nous sommes retournés à Chiyoda pour assister au festival des lanternes, le Mitama Matsuri, en l’honneur des esprits défunts, qui se déroule au sanctuaire shinto Yasukuni-jinja ; ce sanctuaire fut édifié en 1869  en mémoire des 2,5 millions de soldats morts pour la nation, mais il n’a pas très bonne réputation car il abrite la mémoire de quatorze criminels de guerre ; en revanche, il réhausse sa popularité avec ‘Le’ cerisier de référence qui annonce le début de la période de floraison des cerisiers au printemps à Tokyo ; il y aurait pas moins de 500 cerisiers dans ce sanctuaire, mis à l’honneur aussi par des œuvres d’art en carreaux de céramique offertes par des potiers des sanctuaires Gokoku-jinja de différentes préfectures, afin de commémorer la fondation du sanctuaire ; les sanctuaires Gokoku-jinja sont dédiés aux protecteurs de la nation.Le sanctuaire Yasukuni nous accueille par un immense tori.De là , on monte vers le sanctuaire par une large avenue bordée de ginkgos, et pour l’occasion de 30 000 lanternes dédiées aux morts. En haut de l’esplanade est dressé un bâtiment en bois autour de la statue en bronze du chef militaire Omura Masujiro (XIXe), où se déroulent des danses traditionnelles, et particulièrement ‘la danse de la joie’ rythmée par des joueurs de taiko (tambour) et de cymbales. Des petits chars sont animés par des enfants.Des mikoshi, des palanquins divins, sanctuaires portatifs renfermant des reliques, sont portés par des enfants pour les plus petits. Les plus grands sont soutenus par des hommes adultes, ces derniers sont habillés traditionnellement de happi, un vêtement ample et sans col, ceinturé par un obi, au dos on peut reconnaître l’emblème de leur groupe. Ils déambulent du tori jusqu’en haut avec force de danses et de chants. À force de porter les mikoshi, certains participants développeraient une bosse à l’épaule, mikoshi dago dont, paraît-il, ils sont très fiers. Lors de ce matsuri, les porteurs étaient particulièrement motivés et joyeux de leur rôle, ce qui donnait une certaine effervescence contagieuse durant cette déambulation.La procession de juillet n’est pas très longue, et peu de chars et mikoshi sont véhiculés, en revanche une foule importante y assiste galvanisant les porteurs. À la fin de la procession tout le monde se rue vers les rares stands de boisson et de nourriture, et là nous avons encore expérimenté la patience des Japonais qui peuvent attendre deux à trois heures au bout d’une file en serpentin interminale, et juste pour boire une malheureuse bière !Japon, juillet 2025 - [Tokyo – Quartier Shibuya](https://lepeupledacote.com/tokyo-quartier-shibuya/): Shibuya est situé à l’ouest, c’est un des 23 arrondissements de Tokyo. C’est la mecque de la mode ; une grande partie de la rue Meiji est jalonnée par de nombreuses boutiques à la mode, pour beaucoup occidentales, et si le Japon est bon marché pour les Européens, tout ce qui a trait à l’occident est au même prix qu’en Europe, que ce soit la mode ou la nourriture. Notre arrivée dans le quartier de Shibuya s’est faite par la très moderne gare du métro de la ligne Ginza, la ligne jaune sur le plan, les wagons jaunes aussi.Shibuya, c’est surtout un quartier effervescent, éblouissant de néons, d’écrans de publicités, avec plein de boutiques et de restaurants dans des rues souvent piétonnes où les jeunes déambulent, bref c’est le quartier branché de Tokyo.Ce quartier est connu pour son carrefour où des milliers de personnes se croisent après avoir attendu sagement que chaque avenue est déversée son flot d’automobiles.Shibuya, c’est aussi le quartier où 17 toilettes publiques ont été créées récemment par des architectes de renom, réhaussant la qualité des toilettes japonaises, si tant est qu’elles en avaient besoin, puisque ce sont les toilettes, toujours  gratuites, les plus propres du monde et les plus confortables, et ce dans n’importe quel établissement.Dans le quartier de Shibuya Jingumae en allant vers Harajuku, en longeant la rue Meiji, nous avons croisé le temple bouddhiste Chosen-ji, nommé aussi Jiunzan.À l’entrée du temple, un magnifique ginkgo biloba nous accueille, c’est un arbre protégé par le quartier de Shibuya.Le temple Chosen-ji étant de l’école Zen Sôtô, le bâtiment principal est donc dédié à Shaka Nyorai, soit Bouddha Shakyamuni, Siddhartha Gautama, le Bouddha historique, mais dans l’enceinte du temple et son cimetière, on découvre  de nombreuses statues en pierre ou en bronze représentant le Bodhisattva Kannon, Shô Kannon, déesse de la compassion et de la miséricorde, rappelant le passé de ce temple, puisqu’il serait considéré comme le neuvième des trente trois temples dédiés à Kannon à Tokyo. Kannon est accompagné de plusieurs statues de Jizô, le bodhisattva (bosatsu en japonais) Ksitigarbha, protecteur des enfants et des êtres en enfer, il est proche des gens ordinaires (un bodhisattva est un être éveillé qui a choisi de rester parmi les humains pour les accompagner). Jizô est une des divinités les plus appréciées au Japon car il incarne la protection, la bienveillance, et le réconfort dans les moments difficiles. Il est généralement représenté par un moine d’apparence enfantine, souvent habillé de bonnet ou de bavoir de couleur rouge, couleur qui symbolise la sécurité et la protection, l’habiller ainsi est une façon d’interagir avec lui. Autrefois, une légende évoquait le sort malheureux des enfants morts avant leurs parents, ils étaient voués à errer dans les limbes, et devaient empiler des cailloux pour leurs parents afin d’expier leur péché d’être parti avant eux, et ainsi les avoir fait souffrir. On retrouve souvent cet art d’empiler des cailloux dans différents pays, mais je ne suis pas sûre que les personnes qui s’y adonnent en connaissent la signification.Derrière le temple est installé un assez grand cimetière qui accueillerait au moins 200 statues de Kannon. Au Japon, les rituels funéraires peuvent être shintoïstes ou bouddhistes. Dans tous les cas, on pratique la crémation, et les cendres rejoignent le caveau familial. Les cérémonies bouddhistes sont assez simples ; en France, des sûtras sont psalmodiés, puis la famille est invitée à venir offrir de l’encens sous la forme de choko (grains d’encens) que l’on fait brûler sur un charbon ardent. Au Japon, les funérailles coûtent une petite fortune. Durant cette période de deuil, on porte du blanc représentant la pureté de l’âme et le repos éternel. Sur les tombes, on peut trouver un gorintô, une sorte de stèle funéraire généralement en pierre, composée de cinq éléments représentant la terre, l’eau, le feu, l’air, et le vide, l’éther. On place des bâtons en bois de 90cm derrière les tombes, des sotoba, ou tohba ; sur le côté du bâton sont pratiquées 5 encoches représentant les cinq éléments, le nom du défunt est inscrit, ainsi qu’un sûtra. Gorintô et sotoba permettent de guider l’esprit vers la tombe.En chemin vers Harajuku, nous avons croisé un Japonais particulièrement typique, heureux de poser pour la photo.Harajuku est le quartier branché de l’arrondissement de Shibuya, mais dans ses abords règne une atmosphère différente, très typique, on passe d’une petite rue dans son jus à d’autres rues que l’on pourrait dire ‘bobo’, dans le bon sens du terme, son côté Ouest abrite deux beaux parcs.Harajuku, c’est aussi un rappel historique avec ses drapeaux Z le long des marches de l’entrée latérale du sanctuaire Togo (qui était fermé ; au Japon de nombreux établissement ferment à 17h). Le drapeau Z est un drapeau de signalisation maritime qui est devenu un symbole de victoire sur la Russie par la marine impériale japonaise en 1905 ; Heihachiro Togo fut l’amiral qui mena la bataille en hissant ce drapeau, signe de déclenchement des hostilités ; le sanctuaire où est fêtée cette victoire porte donc son nom.Il était trop tard pour visiter le sanctuaire shintoïste et son parc Meiji Jingu Gyoen, alors on s’est rabattu sur le grand parc Yoyogi ouvert plus tard, où nous avons pu souffler dans cette nature offerte. Dans un coin du parc, se déroulait le festival 'Inspir Tokyo', à tendance culture pop, qui, en fait, se rapprochait plus d’une gentille kermesse, avec toutefois une allée entièrement consacrée aux buveurs de bière !Un dernier petit tour dans le centre de Shibuya pour s’imprégner de l’humeur festive.De retour vers la gare, on est allé rendre hommage à Hachikô, ce chien fidèle de race Akita, qui accompagnait son maître à la gare tous les jours, et revenait le chercher le soir ; un jour, le maître est décédé avant de revenir, et tout sa vie le chien est resté à l’attendre matin et soir ; Hachikô vécut de 1923 à 1935. Une statue a été édifiée à son effigie. Cette touchante histoire inspira le film Hatchi avec Richard Gere. Cet endroit est un lieu de rencontres très prisé, on y a d’ailleurs vu une manifestation pour le soutien de la Palestine.Japon, juillet 2025. - [Tokyo – Quartier Asakusa](https://lepeupledacote.com/tokyo-quartier-asakusa-%e6%b5%85%e8%8d%89/): Ce quartier populaire de Tokyo entraîne de suite les voyageurs dans l’esprit japonais, mêlant l’ancien à l’époque moderne. La présence du passé et son évocation est omniprésente. Son emplacement propose les différentes facettes du Japon.Au Nord, le quartier Asakusa est bordé par un petit parc d’attraction (un peu désuet, il faut l’avouer). La rivière Sumida longe le côté Est ; c’est la modernité avec la tour de radiodiffusion du Japon, haute de 634m, la Tokyo Sky Tree, la nuit elle s’éclaire de leds de différentes couleurs. À côté, des immeubles de l’ère moderne s’élèvent, mais ils datent un peu (souvent au Japon), et surtout un monument emblématique, le Asahi Beer Hall conçu par le designer français Philippe Starck, représentant un verre de bière avec sa mousse surmonté d’une ‘Flamme d’or’, parfois surnommé l’étron d’or !À l’Ouest d’Asakusa, c’est le quartier de Ueno, sa gare et son immense parc où de nombreux édificices proposent différentes attractions. Entre Ueno et Asakusa, on déambule dans le quartier des ustensiles de cuisine, et particulièrement dans la rue Kappabashi où certains magasins sont hauts en couleur.On peut aussi jouer les affreux touristes en louant un pousse-pousse ; toutefois, ce sont plus souvent de jeunes Japonaises en tenue d’époque qui utilisent ce genre de transport.Au coeur de ce quartier très vivant, on trouve dans différentes rues et allées de nombreuses boutiques très diverses, des restaurants… La plus conue de ces allées est la rue marchande Nakamise dori, encadrée par la porte Kaminari-mon et la porte Hozo-mon ; d’autres allées sont couvertes.Le sanctuaire Asakusa, 浅草 - ‘plaine peu profonde’, est au cœur de ce quartier, ce serait le complexe religieux le plus visité au monde avec 30 millions de visiteurs annuels, et vu le monde qui y circule toute la journée, cela semble vraisemblable. Au Sud, il commence par la majestueuse porte extérieure Kaminari-mon, la porte du tonnerre avec ses 11,7 m de haut ; cette porte de la foudre fut souvent détruite, la dernière reconstruction date de 1960. Sa lanterne rouge, chôchin, pèse 670 kg, c’est une réplique datée de 2003 ; elle serait renouvelée tous les dix ans ; certains affirment que c’est la plus grande lanterne du Japon. Généralement, un chôchin abrite une bougie, il est constitué d’une structure en bambou recouverte de papier.La porte intérieure du sanctuaire, au bout de la Nakamise dori, est la porte de la salle aux trésors, le Hozo-mon (ou Nio-mon), qui abrite les sutras sacrés du temple Sensô-ji. Elle fut reconstruite en 1964.Au Japon, les sanctuaires et les temples se côtoient, mais quelle est la différence ? On pénètre dans un sanctuaire par un tori, une porte, souvent vermillon, qui annonce l’accès à un lieu sacré. On la traverse par les côtés intérieurs, l’entrée par le centre étant réservé aux kami, les divinités ; ce passage du profane au sacré est important, et certains Japonais sachant qu’ils ne reviendront pas par une même porte, préfère la contourner. Les sanctuaires shintoïstes, appelés jinjas, sont des lieux de culte où sont vénérés les kami, des divinités qui peuvent être un élément de la nature, un animal, une force créatrice, mais aussi l’esprit d’une personne décédée. Les sanctuaires et parfois les temples sont protégés, gardés à l’entrée ou à l’intérieur, par une paire de komainu, des statues ressemblant à des lions, parfois simplement à des chiens. La présence de ces féroces gardiens aux muscles saillants est née dans l’Inde ancienne, puis a suivi la route de la soie jusqu’en Chine ; ils seraient apparus au Japon durant la prériode Nara (710-794). Généralement, un des komainu a la bouche ouverte, ‘a-gyô’, l’autre fermée, ‘un-gyô’, ceci représente le début et la fin de toute chose, imageant le son ‘a-un’, en sanskrit le ‘om’. Ils symbolisent les principes du yin et du yang, la vie et la mort. Dans d’autres régions, les chiens-lions sont remplacés par des renards, des sangliers, ou des tigres. On le verra sur les articles de Kyoto. Dans les temples bouddhistes, les gardiens, les niô, sont souvent représentés par des êtres surhumains.Le sanctuaire Asakusa, Asakusa-jinja ou Sanja-sama (à proprement parlé), est le sanctuaire shinto le plus célèbre de Tokyo ; il a été construit en 1649. Il rend hommage aux trois fondateurs du temple bouddhiste Sensô-ji à côté.Durant les festivals, de nombreux Japonais viennent prier, et faire des offrandes d’encens ou d’argent, beaucoup en habit traditionnel, que ce soit dans les salles shintoïstes ou les temples bouddhistes. Il n’est donc pas étonnant de voir ces deux jeunes Japonaises aller prier dans la salle Awashimado construite pendant la période Genroku (1688-1704), dédiée à la déesse shintoïste Awashima Myojin, divinité de la gynécologie.Le shintoïsme se mêle au bouddhisme, et au milieu d’un sanctuaire shintoïste, on peut aussi admirer différents temples dédiés à différents bouddhas. Les temples abritent des représentations et des statues bouddhiques. Contrairement au sanctuaire, on ne passe pas par un tori, mais on rentre dans les grands temples par un portique imposant à deux niveaux, le sanmon. Le temple Sensô-ji, au cœur du sanctuaire Asakusa, est le plus vieux temple bouddhiste de Tokyo ; il a été créé par des pêcheurs qui, en 628, trouvèrent dans leurs filets de pêche une statue de Kannon (nom japonais), le Bodhisattva de la compassion (en Inde, appelé Avalokiteshvara), ils la rejetèrent à plusieurs reprises dans la rivière Sumida, mais ils la repêchaient à chaque fois, ce qui les convertit au culte de Kannon, ils décidèrent alors de lui ériger un temple, qui fut souvent détruit et reconstruit. ‘Kan’ signifie observer et ‘on’ le son, ce bouddha de la compassion est donc à l’écoute des cris du monde. À Sensô-ji, la statue est invisible.Souvent, les temples ou les objets bouddhistes qui s’y trouvent sont ornés de ce que l’on pourrait penser être une croix gammée, mais c’est en fait un symbole de sagesse et d’harmonie appelé manji, les pas de Bouddha.De nombreuses offrandes sont versées dans des caisses rectangles en bois ou en métal dont le dessus est ouvert par de nombreux volets afin d’y jeter la monnaie. Plus traditionnel, devant le temple Sensô-ji, on peut admirer une ancienne jarre à offrandes.Un peu partout dans le sanctuaire ont été érigés d’autres petits temples ou autels bouddhiques. Ici, c’est le temple Hashimoto Yakusi-Do dédié à Yakushi Nyorai, en sanskrit Bhaisajyaguru, le 'Maître aux remèdes’ ou le ‘Physicien de l’âme’. C’est le bouddha thérapeute, son culte apparut au Japon au VIIe siècle ; il fait partie des 13 bouddhas de la secte Shingon.Des statues rendent hommage à certains bouddhas, comme ce Bodhisattva Kannon assis, en bronze, le ‘Bouddha commémoratif des mille jours’. Cette statue a été réalisée en 1720. En Inde, Kannon est souvent représenté avec de multibras, preuve de sa grande compassion.Caresser la tête du Bouddha Nadi Botokesan est censé apporter guérison et bonnes augures ! Je n’ai pas essayé.À côté du temple Sensô-ji trône une pagode à cinq étages de 53 m, gojunoto, le temple aux cinq toits. Construite en bois en 942, elle fut maintes fois détruite, la dernière reconstruction remonte à 1973 ; elle est consacrée à la déesse de la miséricorde, Kannon Bosatsu. Les pagodes à cinq étages sont des temples, chaque étage symbolise un élément du bouddhisme : terre – eau – feu – vent – vide. Résistantes au tremblement de terre, elles sont vulnérables au feu. On peut aussi découvrir à côté une version réduite, une mini pagode destinée à la copie des sutras. Leurs sommets sont identiques.Dans ce sanctuaire, on peut admirer, ce qui serait le plus vieux pont de pierre de Tokyo, construit en 618. Dans le ruisseau vivent les fameuses carpes koï, symboles de force et de persévérance par leur aptitude à remonter les cours d’eau et à sauter au-dessus des cascades, elles apportent aussi la paix et la sérénité.Dans les temples, des prières sont psalmodiées, de l'encens est brûlé dans un jokoro afin de se purifier. Il est conseillé d'y planter ses bâtons d’encens, et avec la main d’attirer les vapeurs vers soi, ces dernières auraient aussi des vertus thérapeutiques. Le jokoro en cuivre de Sensô-ji est remarquable, il est alimenté en encens toute la journée par les pélerins qui achètent une poignée de bâtons d’encens à un stand à côté.À l’entrée des sanctuaires shintoïstes et des temples bouddhistes, on trouve toujours une fontaine de purification par l’eau, un chôzuya (ou temizua, temizu signifie ‘eau pour les mains’) ; outre le côté hygiénique du lavage de mains et du rinçage de la bouche, c’est surtout une transition entre le monde profane et le monde sacré.Le spirituel et le religieux sont, comme souvent, rattachés à un certain ésotérisme, une divination, une lecture du hasard… Lors des fêtes, des papiers de voeux sont accrochés à des tiges de bambous séchées.De nombreuses boîtes à tiroirs, l’omikuji, la prédiction, sont placées près des temples, des sanctuaires ; on remue une boîte (souvent en bambou ou en métal) afin d’en faire sortir un papier enroulé qui donne le numéro de la boîte à tiroirs qu’il faut consulter, moyennant une offrande ; si le résultat ne correspond pas à ce que l’on attendait, après avoir fait une prière, on peut plier le papier et l’attacher à une branche de pin à côté ! Le Japon dans sa spiritualité joyeuse.Le sanctuaire est un lieu idéal pour prendre de belles photos. De nombreuses Japonaises, ainsi que des touristes, louent des yucatas ou des kimonos à la journée, et deviennent l’espace d’une journée une ‘geisha’.Le 9 et 10 juillet, le sanctuaire Asakusa est très animé car c'est la fête de l'été, le Shiman-rokusen-nichi, durant laquelle une prière en vaut 46 000 ; cette fête est aussi appelée le marché Hoozuki car on y vend des plantes lanternes, des amours en cage, Physalis. On en profite aussi pour se restaurer dans les échoppes installées pour l’occasion.Le Peuple d’à Côté ne pouvait pas terminer cet article sans évoquer les magnifiques arbres du sanctuaire, et particulièrement le Ginkgo sacré du temple Sensô-ji. Cet arbre serait issu d’une branche plantée par Minamoto no Yoritomo (1147-1199), le fondateur et le premier shogun du shogunat de Kamakura, adepte de Kannon. Ce ginkgo biloba aurait donc plus de 800 ans, même s’il a été gravement touché lors de la guerre de 1945. On peut distinguer des ‘chichis’ signifiant téton en référence à leur forme, d’où le nom de chichi-no-ki, l’arbre aux mamelles, donné aux vieux ginkgos ; c’est probablement ce qui a donné lieu à des superstitions populaires concernant l’allaitement.Japon, juillet 2025. - [Pour en finir avec les records des arbres !](https://lepeupledacote.com/pour-en-finir-avec-les-records-des-arbres/): Plus que jamais, l’être humain raffole de records et s’ingénie à faire le buzz avec une information époustouflante, ou une photo d’un arbre soi-disant le plus haut, le plus gros, le plus vieux du ‘Monde’ !On retrouve ce besoin de records dans la devise de Coubertin : « Plus vite, plus haut, plus fort », et ces records sportifs sont tout à l’honneur de ceux qui, par leurs efforts, tentent de les dépasser.Les réseaux sociaux sont truffés de records et de photos anthropomorphiques, ainsi que d’informations, hélas, souvent erronées ou plutôt approximatives. L’approximation, une notion que l’on retrouve, actuellement, dans tous les domaines, et qui est en rapport avec la masse de données ingurgitées par un seul homme en une seule journée. Plus on en sait, moins on en sait.La botanique n’avait pas besoin de cela, car par essence elle est devenue, bien malgré elle, la science la plus approximative pour les non-initiés. Cet aspect lui vient de son évolution historique ; au fil du temps, les hommes voyageaient et découvraient de nouvelles plantes, des données étaient avancées ; une même plante pouvait être découverte à différents endroits du globe, affublée de noms populaires différents, participant ainsi à la confusion. Le latin devint la langue officielle des botanistes ce qui atténua un peu toutes ces confusions, mais le commun des mortels, peu enclin à s’infliger le latin, continua l’utilisation des noms populaires. C’est pourquoi des sources d’informations à priori très fiables peuvent véhiculer de grosses erreurs, par exemples (parmi des centaines) on trouve l’appellation ‘red cedar’ (cèdre rouge) dans le commerce du bois, mais il s’agit en fait du bois du Thuja plicata - thuya géant de Californie appelé aussi ‘cèdre de l’ouest’, alors qu’il n’existe aucun cèdre originaire d’Amérique, ou encore cette confusion au sujet du miel d’acacia qui, comme les beignets d’acacia, n’est absolument pas un produit de l’acacia (Acacia ex Mimosa) mais du robinier (Robinia - faux-acacia) ; ce type d’erreurs est aussi véhiculé dans des reportages de grandes qualités !L’approximation touche aussi la signification des mots employés. Par exemple, en botanique qu’appelle-t-on un arbre ? qu’appelle-t-on un arbre clonal ? D’emblée, la réponse parait évidente, et pourtant les records annoncés dans différentes sources surfent sur cette ambiguïté, et comparent sans hésitation les records d’un arbre et d’une colonie clonale. - [Une forêt de cèdres en France !](https://lepeupledacote.com/une-foret-de-cedres-en-france/): Nichée à 727 m d’altitude sur le plateau du Petit Luberon dans le Vaucluse, la forêt de cèdres de Bonnieux, Ménerbes et Lacoste est nettement visible dès que l’on quitte la vallée où, au loin, culmine le Mont Ventoux. - [« La fabuleuse forêt »](https://lepeupledacote.com/la-fabuleuse-foret/): Où que l’on aille à Nice, il existe toujours un petit coin de verdure aménagé de diverses espèces de plantes. Quelle ne fut pas ma surprise en me rendant à la salle du Palais Nikaïa dans la plaine du Var de découvrir un petit parc de 1 ha dont l’aménagement a commencé il y a un an. C’est en fait la première phase d’aménagement d’un projet de 30 hectares financée par l’OIN (opération d’intérêt national). Ce projet s’appelle « La fabuleuse forêt », il est considéré comme ‘la coulée verte de l’Ouest de Nice’ en rappel de la ‘coulée verte’ du centre de la ville qui fait l’unanimité auprès des habitants. Cette première partie laisse présager un projet de qualité car ce jardin malgré sa petitesse a été particulièrement bien conçu avec une allée qui délimite un rectangle au milieu duquel une butte a été créée donnant une impression de foisonnement de végétaux. Cette parcelle regorge de très belles essences que j’apprécie particulièrement tels ces massifs de Magnolia stellata cohabitant avec des Magnolia soulangeana. - [Les enquêtes d’Oscars Mills](https://lepeupledacote.com/les-enquetes-doscars-mills/): Le Peuple d’à côté s’immisce dans le roman policier en illustrant la couverture de la dernière parution des « Enquêtes d’Oscars Mills ». Sylvain Lepage et son fidèle binôme Marc Delbos vous entraînent dans des récits truculents qui vous feront oublier les tracas quotidiens… Pour joindre l'auteur : Oscarsmills1960@gmail.com Facebook : Oscars Mills - [Parc de Cap Martin](https://lepeupledacote.com/parc-de-cap-martin/): C’est tout à fait par hasard qu'avec mon ami, nous avons découvert le Parc de Cap Martin dans les Alpes Maritimes et nous n’avons pas regretté le détour dans ce lieu qui réserve bien des surprises... - [Sapin ou épicéa ?](https://lepeupledacote.com/sapin-ou-epicea/): Les promenades en forêts montagnardes sont au programme de cette période hivernale et c’est une bonne occasion de découvrir les espèces d’arbres qui les habitent. En France, on y découvre beaucoup de conifères et particulièrement des sapins et des épicéas. Si à première vue, les sapins - Abies ne se différencient pas vraiment des épicéas - Picea, en y regardant de plus près cela devient un peu plus évident. Alors, comment les différencier ? - [Fin d’été au jardin botanique de Hanbury](https://lepeupledacote.com/fin-dete-au-jardin-botanique-de-hanbury/): Le ciel bleu du printemps de cette photo n’était pas au rendez-vous en cette fin d’été et c’est sous un ciel nuageux clairsemé d’éclaircies que j’ai à nouveau arpenté les chemins du jardin même si en fin de journée un doux soleil a fait son apparition. - [La sexualité végétale vue par le Peuple d’à côté](https://lepeupledacote.com/la-sexualite-vegetale-vue-par-le-peuple-da-cote/):                 Depuis la nuit des temps, les êtres vivants sont animés du désir le plus ultime : se reproduire. Plantes et animaux, prêts à tout pour y arriver, ne lésinent pas sur les moyens afin de s’adapter au mieux à toutes conditions de vie, alors ce désir primordial, viscéral, irrésistible de procréer peut se réaliser et cela passe par la sexualité, élément clef pour atteindre l’immortalité. - [Erythrina crista-galli](https://lepeupledacote.com/erythrina-crista-galli/): Erythrina crista-galli - [Nice aux couleurs de l’Amérique du Sud](https://lepeupledacote.com/nice-aux-couleurs-de-lamerique-du-sud/): L’architecte paysagiste français Charles (Carlos) Thays faisait partie de ces hommes persuadés qu’une grande ville digne de ce nom ne peut se développer harmonieusement et durablement sans une forte présence de la nature.Au XXe siècle, amoureux de l’Argentine où il vécut, il fut chargé de l’aménagement des espaces publics et des jardins de Buenos Aires ainsi que de nombreuses autres villes. Il fit planter pas moins de 150 000 arbres à Buenos Aires en y acclimatant le patrimoine végétal du pays.Il joua avec les couleurs que la nature lui offrait combinant le jaune des fleurs du Tipuana tipu avec le bleu-violet du Jacaranda. - [Les végétaux adeptes de rentabilité et de progrès](https://lepeupledacote.com/les-vegetaux-adeptes-de-rentabilite-et-de-progres/): Lors d’un séjour en Seine et Marne, j’ai été surprise de découvrir de nombreux séquoias dans la forêt de Ferrières en Brie, au parc de Rentilly et à l’arboretum de Gretz-Armainvilliers.On confond souvent Sequoia et Sequoiadendron et je vous invite à découvrir leurs différences sur la page qui leur est consacrée. - [Rencontre avec un artisan… magique](https://lepeupledacote.com/rencontre-avec-un-artisan-magique/): Si elle se voulait discrète et sans tape-à-l’œil, la vitrine de l’Atelier Bonaparte interpelait avant d’attirer le regard et provoquer, selon l’humeur de chacun, curiosité, interrogation, émotion ou… enchantement. C’est là qu’officia David Mournard, ébéniste, restaurateur de meubles anciens et créateur de baguettes magiques, pendant de nombreuses années puis il migra quelques rues plus loin dans un nouveau lieu, 9 rue Emmanuel Philibert. - [Le monde étoilé du jardin botanique de Nice](https://lepeupledacote.com/le-monde-etoile-du-jardin-botanique-de-nice/): En ce début de printemps, le jardin botanique de Nice s’est transformé, à certains endroits, en un ciel étoilé où s’épanouissent des Asteraceae. - [Hibiscus](https://lepeupledacote.com/hibiscus/): Admirer les hibiscus c'est bien mais vivre avec c'est mieux, que l'on ait un jardin ou un petit balcon, que l'on soit au nord ou au sud... - [Printemps à la Villa Thuret](https://lepeupledacote.com/printemps-a-la-villa-thuret/): Dans ce jardin du Cap d'Antibes (06), les collections de conifères et d'acacias sont remarquables mais celles des eucalyptus et des arbousiers le sont encore plus. Malheureusement, l'hiver sec et venteux a laissé des traces : des arbres cassés tel ce vieil arbousier au sol, des cimes d'eucalyptus desséchées... Ceux qui doutent encore du dérèglement climatique ont probablement besoin de lunettes ? - [Tout azimut sur Venise et le Japon](https://lepeupledacote.com/tout-azimut-sur-venise-et-le-japon/): *** - [La notion du beau temps](https://lepeupledacote.com/la-notion-du-beau-temps/): Un jour que je demandais à Philippe, le chef jardinier de la Bambouseraie d'Anduze, qu'elle était sa notion du beau ou du mauvais temps, il m'a répondu : - [Jardins de la Côte d’Azur](https://lepeupledacote.com/jardins-de-la-cote-dazur/): ***** ## Pages - [glossary](https://lepeupledacote.com/glossary/) - [Trouver une plante](https://lepeupledacote.com/trouver-une-plante/): Si vous cherchez une plante en particulier, merci d'utiliser la barre de recherche ci-dessous. - [Blog](https://lepeupledacote.com/blog/) - [Contact](https://lepeupledacote.com/contact/): Pour nous contacter veuillez remplir le formulaire ci-dessous : - [Toutes nos plantes](https://lepeupledacote.com/):                 Ce 'Peuple d'à côté' mérite que l'on s'y attarde, il nous donne tant ! - 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[Architectures – Yucca, Agave, Aloe](https://lepeupledacote.com/plante/architectures-des-yucca-agave-aloe/): Avant de découvrir les architectures de différentes espèces, nous vous invitons à consulter les informations générales du genre de ces plantes. - [Feuilles – Yucca, Agave, Aloe](https://lepeupledacote.com/plante/feuilles-yucca-agave-aloe/): Avant de découvrir les "Feuilles", nous vous invitons à consulter les informations générales du genre de ces plantes. - [Yucca – Agave – Aloe](https://lepeupledacote.com/plante/yucca-agave-aloe/): L’excès d’humidité est l’ennemi principal de ces plantes, mais elles sont aussi attaquées par les cochenilles, les charançons, les pucerons, parfois grignotées par les escargots. Si le yucca subit un excès d’humidité, il sera attaqué par une maladie cryptogamique appelée le phoma du yucca. - [Quercus rubra – Chêne rouge d’Amérique](https://lepeupledacote.com/plante/quercus-rubra-chene-rouge-damerique/): Avant de découvrir cette espèce, nous vous invitons à consulter les informations générales du genre de cette plante. - [Albizia et autres légumineuses](https://lepeupledacote.com/plante/albizia-et-autres-legumineuses/): L’espèce julibrissin (la plus répandue dans nos régions) fut découverte par le naturaliste florentin Filippo degli Albizzi lors d'une expédition à Constantinople (autrefois Bysance, actuellement Istambul) ; vers 1749, il rapporta des graines à Florence. Quelques années plus tard, cette espèce fut introduite en France et cultivée en serres, ce n’est qu’en 1804 qu’elle rejoint la pleine terre du Jardin des plantes de Paris. - [Noyer – Juglans](https://lepeupledacote.com/plante/noyer-juglans/): Retour à l’Accueil - [Arbre de Judée – Cercis](https://lepeupledacote.com/plante/arbre-de-judee-cercis/): Retour à l'accueil. - [Bauhinia](https://lepeupledacote.com/plante/bauhinia/): Seules les espèces ayant des caractéristiques évidentes proches des bauhinia seront évoquées. - [If – Taxus](https://lepeupledacote.com/plante/if-taxus/): « Il ne faut pas plus d’argent pour construire une vilaine prison que pour faire une maison agréable. Il n’en coûte pas plus pour planter un jardin bien entendu que pour tailler ridiculement des ifs, et en faire des représentations grossières d’animaux. » - [Vachellia farnesiana – Cassier](https://lepeupledacote.com/plante/vachellia-farnesiana-_-cassier/): Avant de découvrir cette espèce, nous vous invitons à consulter les informations générales du genre de cette plante. - [Mûriers – Morus et Broussonetia](https://lepeupledacote.com/plante/muriers-morus-et-broussonetia/): ֍֍֍ - [Paulownia](https://lepeupledacote.com/plante/paulownia/): ou encore - [Robinier – Robinia](https://lepeupledacote.com/plante/robinier-robinia/): Dans le langage parlé les robiniers sont la plupart du temps confondus avec les acacias, et s’ils font partie de la même grande famille des légumineuses, les Fabaceae, caractérisée par des plantes à gousses (des haricots), ils ne se ressemblent pas vraiment, hormis les feuilles vues de loin et la présence d’épines. D’apparence, les robiniers sont plus proches d’autres légumineuses comme les Sophora, les Gleditsia (févier) et le Ceratonia siliqua (caroubier). Les Acacia sont classés dans la sous-famille des Mimosoideae, les Gleditsia et le Ceratonia dans les Caesalpinioideae, et les Sophora et les Robinia sont intégrés dans une autre sous-famille, les Faboideae aux fleurs papilionacées, d’ailleurs dans cette sous-famille on trouve deux autres genres avec lesquels les robiniers sont rapprochés pour la ressemblance de leurs fleurs caractéristiques, ce sont les glycines - Wisteria et le cytise - Laburnum anagyroides, concernant ce dernier il est préférable de ne pas confondre ses fleurs avec celles du robinier car elles sont très toxiques. Les robiniers sont particulièrement classés dans la tribu des Robinieae.L’identification des différentes espèces de Robinia n’est pas encore totalement résolue malgré les différents travaux effectués par plusieurs botanistes tels William Willard Ashe, Per Axel Rydberg ou encore Edward Wilber Berry, et plus récemment Duane Isely et F.J. Peabody  en 1984, c’est pourquoi le nombre d’espèces proposé varie de 4 à 20. Généralement 4 espèces sont toujours reconnues : hispida - pseudoacacia - viscosa - neomexicana, les autres espèces seraient des variétés, mais le débat est loin d’être clos… - [Datura et Brugmansia](https://lepeupledacote.com/plante/datura-et-brugmansia/): Retour à l’Accueil - [Passiflora](https://lepeupledacote.com/plante/passiflora/): Retour à l’Accueil - [Acer section Trifoliata](https://lepeupledacote.com/plante/acer-section-trifoliata/): Avant de découvrir cette espèce, nous vous invitons à consulter les informations générales du genre de cette plante. - [Acer section Rubra](https://lepeupledacote.com/plante/acer-section-rubra/): Avant de découvrir cette section, nous vous invitons à consulter les informations générales du genre de ces plantes. - [Acer section Platanoidea](https://lepeupledacote.com/plante/acer-section-platanoidea/): Avant de découvrir cette espèce, nous vous invitons à consulter les informations générales du genre de ces plantes. - [Acer section Pentaphylla](https://lepeupledacote.com/plante/acer-section-pentaphylla/): Avant de découvrir cette section, nous vous invitons à consulter les informations générales du genre de ces plantes. - [Acer section Parviflora](https://lepeupledacote.com/plante/acer-section-parviflora/): Avant de découvrir cette espèce, nous vous invitons à consulter les informations générales du genre de cette plante. - [Acer section Palmata](https://lepeupledacote.com/plante/acer-section-palmata/): Avant de découvrir cette section, nous vous invitons à consulter les informations générales du genre de ces plantes. - [Acer section Negundo](https://lepeupledacote.com/plante/acer-section-negundo/): Avant de découvrir cette section, nous vous invitons à consulter les informations générales du genre de ces plantes. - [Acer section Macrantha](https://lepeupledacote.com/plante/acer-section-macrantha/): Avant de découvrir cette espèce, nous vous invitons à consulter les informations générales du genre de ces plantes. - [Acer section Acer](https://lepeupledacote.com/plante/acer-section-acer/): Avant de découvrir cette section, nous vous invitons à consulter les informations générales du genre de ces plantes. - [Acer section Ginnala](https://lepeupledacote.com/plante/acer-section-ginnala/): Avant de découvrir cette espèce, nous vous invitons à consulter les informations générales du genre de ces plantes. - [Acer section Lithocarpa](https://lepeupledacote.com/plante/acer-section-lithocarpa/): Avant de découvrir cette espèce, nous vous invitons à consulter les informations générales du genre de cette plante. - [Érable – Acer](https://lepeupledacote.com/plante/erable-acer/): Mise à jour octobre 2025. - [Cèdre – Cedrus](https://lepeupledacote.com/plante/cedre-cedrus/): Retour à l’Accueil - [Micocoulier – Celtis](https://lepeupledacote.com/plante/micocoulier-celtis/): " La Trinité, mes frères, est comparable aussi à une fourche, à une jolie fourche, de ces fourches qu'ils font à Sauve." - [Catalpa](https://lepeupledacote.com/plante/catalpa/): Retour à l’Accueil - [Bignones et autres bignoniacées](https://lepeupledacote.com/plante/bignones-et-autres-bignoniacees/): En Chine, dans le langage des fleurs, Campsis grandiflora - Ling xiao représente la réputation.Mise à jour le 18 août 2020. - [Amaryllis et autres bulbes](https://lepeupledacote.com/plante/amaryllis-et-autres-bulbes/): Amaryllis provient de la province du Cap en Afrique du Sud, alors que les Hippeastrum sont originaires d’Amérique du Sud et Centrale. - [Platane – Platanus](https://lepeupledacote.com/plante/platane-platanus/): Retour à l’Accueil - [Grenadier – Punica](https://lepeupledacote.com/plante/grenadier-punica/): Certains botanistes pensent que c'est l'ancêtre du grenadier commun - Punica granatum, d'où son nom latin. Cette espèce viendrait de l’espèce fossile Punica planchoni datée du Pliocène (5,332 à 2,588 millions d’années). - [Séné – Senna](https://lepeupledacote.com/plante/sene-senna/): //setup up Carousel - [Melaleuca et Callistemon](https://lepeupledacote.com/plante/melaleuca-et-callistemon/): Retour à l'Accueil. - [Épicéa – Picea](https://lepeupledacote.com/plante/epicea-picea/): Mise à jour le 14 juin 2023. - [Sapin – Abies](https://lepeupledacote.com/plante/sapin-abies/): Hémisphère Nord, et la plupart du temps en régions montagneuses. - [Melia](https://lepeupledacote.com/plante/melia/): Il a été introduit d'Inde en France en 1656 puis il s’est naturalisé dans le sud. - [Faux-poivrier – Schinus](https://lepeupledacote.com/plante/faux-poivrier-schinus/): Retour à l’Accueil - [Tulipier – Liriodendron](https://lepeupledacote.com/plante/tulipier-liriodendron/): Retour à l’Accueil - [Casuarina](https://lepeupledacote.com/plante/casuarina/): - Dans la Revue de Madagascar d'avril 1934, Jean-Joseph Rabearivelo, premier écrivain malgache d'expression française, écrit un poème sur l’espèce equisetifolia : - [Koelreuteria elegans](https://lepeupledacote.com/plante/koelreuteria-elegans/): Avant de découvrir cette espèce, nous vous invitons à consulter les informations générales du genre de cette plante. - [Koelreuteria bipinnata](https://lepeupledacote.com/plante/koelreuteria-bipinnata/): Avant de découvrir cette espèce, nous vous invitons à consulter les informations générales du genre de cette plante. - [Koelreuteria paniculata](https://lepeupledacote.com/plante/koelreuteria-paniculata/): Avant de découvrir cette espèce, nous vous invitons à consulter les informations générales du genre de cette plante. - [Savonnier – Koelreuteria](https://lepeupledacote.com/plante/savonnier-koelreuteria/): Mise à jour décembre 2023. - [Brachychiton acerifolius](https://lepeupledacote.com/plante/brachychiton-acerifolius/): Avant de découvrir cette espèce, nous vous invitons à consulter les informations générales du genre de cette plante. - [Brachychiton rupestris](https://lepeupledacote.com/plante/brachychiton-rupestris/): Avant de découvrir cette espèce, nous vous invitons à consulter les informations générales du genre de cette plante. - [Brachychiton populneus](https://lepeupledacote.com/plante/brachychiton-populneus/): Avant de découvrir cette espèce, nous vous invitons à consulter les informations générales du genre de cette plante. - [Brachychiton discolor](https://lepeupledacote.com/plante/brachychiton-discolor/): Avant de découvrir cette espèce, nous vous invitons à consulter les informations générales du genre de cette plante. - [Brachychiton](https://lepeupledacote.com/plante/brachychiton/): //setup up Carousel - [Cyprès pleureur de Chine – Cupressus funebris](https://lepeupledacote.com/plante/cypres-pleureur-de-chine-cupressus-funebris/): Avant de découvrir cette espèce, nous vous invitons à consulter les informations générales du genre de cette plante. - [Cyprès de l’Himalaya – Cupressus torulosa](https://lepeupledacote.com/plante/cypres-de-lhimalaya-cupressus-torulosa/): Avant de découvrir cette espèce, nous vous invitons à consulter les informations générales du genre de cette plante. - [Cyprès commun – Cupressus sempervirens](https://lepeupledacote.com/plante/cypres-commun-cupressus-sempervirens/): Avant de découvrir cette espèce, nous vous invitons à consulter les informations générales du genre de cette plante. - [Cyprès – Cupressus](https://lepeupledacote.com/plante/cypres-cupressus/): Régions tempérées chaudes de l'hémisphère nord. - [Lagunaria](https://lepeupledacote.com/plante/lagunaria/): Retour à l’Accueil - [Laurier rose – Nerium](https://lepeupledacote.com/plante/laurier-rose-nerium/): Retour à l’Accueil - [Tilleul – Tilia](https://lepeupledacote.com/plante/tilleul-tilia/): Mise à jour octobre 2024. - [Erythrina](https://lepeupledacote.com/plante/eythrina/): Mise à jour mai 2025. - [Jacaranda](https://lepeupledacote.com/plante/jacaranda/): Cette plante à fleurs (angiospermes) fait partie de la famille des Bignoniaceae de la tribu des Tecomeae et comprend un peu moins de cinquante espèces. - [Tipuana tipu](https://lepeupledacote.com/plante/tipuana-tipu/): Espèce invasive. En Australie et en Amérique du Sud, entre autres, il est sur la liste des plantes invasives.Mise à jour décembre 2023. - [Bougainvillier – Bougainvillea](https://lepeupledacote.com/plante/bougainvillier-bougainvillea/): Amérique du Sud et particulièrement le Brésil. - [Metasequoia](https://lepeupledacote.com/plante/metasequoia/): Chine, toutefois avant les fortes glaciations, ce genre existait aussi en Amérique du Nord et en Europe. - [Sequoia – Sequoiadendron](https://lepeupledacote.com/plante/sequoia-sequoiadendron/): Retour à l’Accueil - [Hêtre – Fagus](https://lepeupledacote.com/plante/hetre-fagus/): Retour à l’Accueil - [Cyprès chauve – Taxodium](https://lepeupledacote.com/plante/cypres-chauve-et-autres-taxodium/): Retour à l’Accueil - [Liquidambar](https://lepeupledacote.com/plante/liquidambar/): Autrefois classé dans la famille des Hamamelidaceae, ce genre se trouve désormais dans la famille des Altingiaceae. Cette petite famille de plantes à fleurs - angiospermes - regroupe des plantes ornementales au bois précieux qui utilisent le vent pour la pollinisation et produisent de nombreuses graines à partir de fleurs unisexuées. - [Jasmin – Jasminum](https://lepeupledacote.com/plante/jasmin-jasminum/): Ce genre de la classe des angiospermes (plantes à ‘fleurs’) fait partie de la famille des Oleaceae, famille de l’olivier, du frêne…, et de la tribu des Jasmineae comprenant 2 genres : Jasminum (± 200 espèces, fruit en baie) et Menodora (± 30 espèces américaines et sud-africaines, fruit en capsule). Jasminum fut divisé en 5 sections (désormais 4, mais qui devraient être revisitées) ; la section Alternifolia, avec 8 espèces définies par Augustin Pyrame de Candolle en 1844, a été remaniée avec 10 espèces, et reclassée en 2014 par le biologiste italien Enrico Banfi  dans un nouveau genre : Chrysojasminum, chryso du grec signifiant ‘or’ en référence à la couleur jaune des fleurs (voir à Caractéristiques). L’espèce type de ce nouveau genre est Crysojasminum humile (ex Jasminum humile).Le genre Nyctanthes est aussi de la famille des Oleaceae, et est assez proche du genre Jasminum, d’ailleurs plusieurs espèces furent reclassées chez Jasminum ; Nyctanthes signifie ‘fleur la nuit’, et effectivement certains jasmins épanouissent aussi leurs fleurs durant la nuit. - [Asclepias et Hoya](https://lepeupledacote.com/plante/asclepias-et-hoya/): Depuis 1789, Antoine-Laurent de Jussieu avait classé le genre Asclepias créé par Carl von Linné dans la famille des Apocynaceae qu’il avait définie mais en 1797, Moritz Balthasar Borkhausen créa la famille des Asclepiadaceae comprenant des genres  comme les Asclepias - Hoya - Stephanotis - Ceropegia - Stapelia... Robert Brown, en 1810, valida cette famille dans laquelle il classifia 250 genres pour 2 000 espèces, mais la nouvelle et dernière classification phylogénétique a validé la classification de Jussieu et la famille des Asclepiadaceae est désormais regroupée dans la famille des Apocynaceae en tant que sous-famille Asclepiadoideae. - [Caroubier – Ceratonia](https://lepeupledacote.com/plante/caroubier-ceratonia/): Genre à 2 espèces seulement : siliqua sur le pourtour méditerranéen et oreothauma en Oman et en Somalie. - [Peuplier – Populus](https://lepeupledacote.com/plante/populus-peuplier/): Retour à l’Accueil - [Hibiscus mutabilis – Hibiscus makinoi](https://lepeupledacote.com/plante/hibiscus-mutabilis-rose-confederee/): Avant de découvrir cette espèce, nous vous invitons à consulter les informations générales du genre de cette plante. - [Hibiscus moscheutos – Hibiscus des marais](https://lepeupledacote.com/plante/hibiscus-moscheutos-hibiscus-des-marais/): Avant de découvrir cette espèce, nous vous invitons à consulter les informations générales du genre de cette plante. - [Hibiscus coccineus – Étoile du Texas](https://lepeupledacote.com/plante/hibiscus-coccineus-etoile-du-texas/): Avant de découvrir cette espèce, nous vous invitons à consulter les informations générales du genre de cette plante.